Une démocratie vivante passe par notre capacité à faire au quotidien une lecture politique de l’actualité, et à nous envisager comme parties prenantes légitimes et agissantes de cette actualité. Pourtant, notre capacité à s’approprier les enjeux d’actualité est contrainte par une multitude de paramètres qui s’entrecroisent :

…pour s’informer et bien s’informer (croiser les sources, lire des articles plus analytiques…)

…et saturation de notre attention (notifications push, publicités pop-up…)

…quant à la fiabilité et l’indépendance des médias.

…ou manipulé (fake news, fermes à clics, présentation des sondages…)

…entre des contenus journalistiques et des contenus sponsorisés.

…dilution ou détournement de certains termes et concepts (novlangue, communication politique, marketing…)

…de certains enjeux (controverses scientifiques, questions bioéthique…)

…(attaques ad hominem, cyber-harcèlement, trolls…)

…à dépasser ses propres a priori (algorithmes, bulles de filtres…)

Chacun de ces phénomènes nous intéresse et nous nous efforçons de les documenter pour mieux en comprendre les ressorts : consultez et enrichissez notre bibliothèque

L’ensemble de ces phénomènes participe à créer une distance entre nous et l’actualité. Cette rupture est souvent abordée par ses extrémités : taux d’abstention aux élections, prolifération de théories du complot… plus rarement par son expression la plus couramment répandue : le découragement, la mise en retrait.

Devant une actualité qui apparaît sans-cesse en trompe l’œil, où tout est probablement faux, cyclique et de toute façon relatif, qui ne s’est jamais senti simplement dépassé ?

Pourquoi Saisir ? Parce qu’il faut lutter contre ce découragement, contre ce sentiment d’illégitimité à participer au débat public.

Ce n’est pas en lisant le journal, en regardant la télé ou en scrollant sur Twitter chacun de notre côté que nous aurons moins peur d’employer les mauvais mots, que nous pourrons affuter notre esprit critique ou résister aux algorithmes.

Alors comment ?